Le jeûne

Nous avons tendance à avoir une alimentation trop riche et /ou de mauvaise qualité, à accumuler des situations de stress et à être confronté à la pollution. Ces sources de toxiques étant nombreuses, le corps n’a pas toujours le temps de les éliminer correctement. Elles s’accumulent dans les tissus et peuvent causer des dysfonctionnements du systèmes digestifs (ralentissement de la digestion, fermentations, putréfactions) et du corps en général (perte d’énergie, de sommeil, de moral).
En réduisant au minimum cette fonction d’assimilation, nous offrons à notre organisme la possibilité d’éliminer ces toxiques.

Il est conseillé de faire le jeûne dans un centre afin de ne pas être tenté par la nourriture, de ne pas être happé par les contraintes quotidiennes et surtout d’être accompagné par un personnel compétent.
Les conférences qui y sont proposés permettent d’apprendre le fonctionnement de notre corps et nous donnes toutes les informations pour en prendre soin.
Il est important d’avoir une activité physique car elle permet une évacuation des toxines par la peau avec la transpiration, les intestins par le péristaltisme, les reins par les urines et par le système respiratoire avec l’expiration et évite la fonte de la masse musculaire.

Cette pause permet également de prendre la distance nécessaire pour faire un point sur soi, sa vie personnelle, professionnel afin de trouver une orientation en adéquation avec ses valeurs et ses exigences.

 

Le Jeûne n’est pas un régime amaigrissant !!
Le but d’un jeûne est de se désintoxiquer, la perte de poids est une conséquence mais il ne faut surtout pas l’avoir pour but au risque d’être déçu.
En règle générale, on perd 10% de son poids, mais il ne faut pas oublier que l’estomac et les intestins sont vides et que cette perte peut aussi être de l’eau, de la graisse ou du muscle. Après, on reprend généralement ce que l’on a perdu ou un peu moins si les habitudes alimentaires se sont améliorées.

 

Avant de commencer le jeûne, une préparation vous sera conseillée nommée la « descente alimentaire ».
On estime qu’il faut 1 semaine de descente pour 1 semaine de jeûne. On retire de son alimentation d’abord les protéines animales, puis les produits laitiers et les céréales, pour la dernière journée, fruits et légumes.
D’une manière générale, il faudra bien s’hydrater (env. 2L d’eau par jour en dehors des repas) et supprimer l’alcool, tabac et drogue.

 

Et après ? La reprise alimentaire doit être progressive (autant de jours que le jeûne lui-même) sous peine de douleurs et de problèmes digestifs. Nous ré-intégrons progressivement les fruits et légumes, puis les céréales, les produits laitiers, et enfin les protéines animales.
La plupart des jeûneurs feront attention à leur alimentation générale afin de rester en forme.
En effet, il n’est pas rare de voir des migraines, l’insomnie,  l’eczéma, l’hypertension ou encore des problèmes digestifs s’améliorer ou disparaître.

 

Durée
Il est possible de faire un jeûne de 21 jours, mais pour y arriver, il faut en avoir déjà fait. Le premier dure souvent 1 semaine. Comme pour la mono-diète, il est aussi possible de le faire de manière plus ponctuelle, 1 fois par semaine ou tous les 10 jours, cette régularité est d’ailleurs souvent plus intéressante qu’un long une fois par an.

 

Quelles sont les contre-indications ?
Le jeûne est fortement déconseillé aux femmes enceintes ou allaitante, aux personnes ayant des troubles comportementaux de l’alimentation, une maigreur extrême ou une force vitale trop faible. Quant aux personnes malades, elles doivent impérativement être encadrées par le corps médical (possible en Allemagne).

 

Mon expérience
J’ai expérimentée par 2 fois le jeûne, le 1er à 17 ans et le 2ème à 23 ans.
Pour les deux, les 3 premières jours on était assez durs, la faim se ressent, s’en suit une nuit assez difficiles puis le corps s’habitue et évacue les toxines plus en douceurs. L’encadrement est très important, ainsi que le suivi afin d’éviter de perdre trop de poids trop vite.
L’accompagnement m’a permis de bien appréhender les différentes réactions que l’on peut avoir :
Les toxines s’évacuant, il est arrive d’avoir des maux de têtes, de légers malaises, des crises de foie ou encore des insomnies. Le fait de s‘autoriser à prendre du temps pour soi, peut déclencher une crise passagère de larmes ou d’angoisse. C’est une des raisons pour laquelle il est nécessaire d’être accompagné.

Le 1er : jeûne hydrique et repos du corps.
But : Perdre l’eau que mon corps avait stocké suite à des traitements médicaux.
Je pensais que c’était impossible de ne pas manger pendant plusieurs jours, que je serais malade ou épuisée.
Au début, je pensais souvent à manger, les grignotages me manquaient. Puis, quand la faim a été vraiment là, au bout de quelques jours, il m’est arrivé de rêver de taboulé, de salade de fruits, de plats sains pour mon organisme.
C’est à partir du 4ème jour que j’ai pu profiter pleinement de l’expérience et que le jeûne est devenu facile à vivre.

Le 2ème était un jeun selon la méthode Buchinger (eau, jus de fruits, tisanes et bouillons de légumes filtrés) et Randonnée.
But : soulager mes problèmes au foie et à la vésicule biliaire.
Les apport  en vitamines et minéraux sont assez intéressant et m’ont permis de mieux tenir.
Pour autant, je ne conseille pas autant d’exercice physique dans ces conditions pour quelqu’un qui n’a pas l’habitude d’en faire au moins une fois par semaine. Cela était mon cas et j’ai eu des difficultés et n’ai pas pu faire les randonnées prévues les derniers jours.

 

 

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